Les 9 et 10 septembre, nous avons participé au Forum Économique Breton (FEB), rendez-vous qui réunit à Saint-Malo les acteurs économiques, institutionnels et académiques engagés dans l’avenir de la Bretagne.
Deux journées placées sous le signe des échanges, des rencontres et du partage autour des grands enjeux qui façonnent l’avenir de nos territoires et de leur économie.
Cette édition a placé une question au cœur des échanges : comment renforcer la capacité de nos territoires à produire, innover et faire face aux transformations à venir ?
Au fil des tables rondes, des Labs et des échanges, trois regards ont permis d’aborder cette question sous différents angles : le rôle stratégique de l’industrie, les conditions d’une souveraineté industrielle durable et les transformations auxquelles l’agriculture bretonne devra faire face à l’horizon 2050.
L’industrie, un atout stratégique pour l’avenir de nos territoires
Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les évolutions réglementaires et les enjeux de compétitivité, la capacité à produire localement apparaît plus que jamais comme un enjeu stratégique pour les territoires.
C’est tout le sens de notre table ronde « L’industrie : un atout stratégique pour l’avenir de nos territoires ? », que nous avons organisée à l’occasion du FEB et dans laquelle est intervenu Guillaume Jouslin de Noray, Directeur Général de TIMAC AGRO International, aux côtés d’Anne-Sophie Alsif, Cheffe économiste de BDO, et de Thierry Troesch, Chef de file régional de France Industrie et Président de STIndustries.
Compétitivité, innovation, compétences, ancrage territorial : les échanges ont rappelé que la performance industrielle ne repose pas sur un seul facteur, mais sur la capacité à faire travailler ensemble ces différents leviers.
Comme l’a souligné Guillaume Jouslin de Noray :
« Chez TIMAC AGRO, la souveraineté industrielle, c’est d’abord la maîtrise de nos savoir-faire critiques. Cette maîtrise, fondée sur l’expérience et la transmission, nous donne notre capacité d’adaptation et constitue un véritable avantage compétitif. »
Une approche qui illustre la conviction portée par le Groupe Roullier : une industrie forte est aussi une industrie capable d’innover, de développer les compétences et de rester durablement connectée aux réalités de ses territoires.
Produire, financer, défendre : penser autrement la souveraineté industrielle
La souveraineté industrielle ne se décrète pas. Elle se construit dans la durée, en investissant dans les outils de production, dans l’innovation et dans les compétences.
C’est autour de cette réflexion que Camille Ollier, Responsable des activités industrielles au sein de TIMAC AGRO International, est intervenue lors de la table ronde « Produire, financer, défendre : la nouvelle souveraineté industrielle », aux côtés de Laurence Fortin L’hour, Vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, Renaud Poye, Directeur du site Naval Group de Brest, et Jean-Pierre Rivery, Président de la CCI Bretagne.
En Bretagne, TIMAC AGRO s’appuie notamment sur trois sites industriels, dont deux à Saint-Malo et un à Pontrieux. Cette implantation permet de produire localement les solutions agronomiques destinées aux agriculteurs bretons, tout en conservant une forte capacité de réactivité et d’adaptation.
Car la souveraineté passe aussi par l’innovation. Face à la dépendance à certaines matières premières, elle permet de trouver de nouvelles voies pour optimiser l’utilisation des ressources et renforcer la capacité d’adaptation de l’industrie.
Comme l’explique Camille Ollier :
« L’innovation nous permet de transformer les contraintes de notre secteur en leviers de performance et de souveraineté. »
Une démarche qui s’appuie notamment sur le Centre Mondial de l’Innovation (CMI) de Saint-Malo, où les équipes de recherche travaillent au développement de solutions permettant notamment d’améliorer l’efficacité des nutriments et de faire évoluer rapidement les formulations en fonction des ressources disponibles.
Le paysage agricole breton en 2050 : anticiper les risques, saisir les opportunités
La souveraineté repose également sur une agriculture productive, durable et résiliente, capable de répondre aux besoins essentiels de notre population
C’est précisément le sujet abordé par Maxime Godart, Directeur Général de TIMAC AGRO France, lors du Lab « Le paysage agricole breton en 2050 – risques / opportunités », organisé par Forvis Mazars accompagné de Cyril Caram, Frédéric David, Pierre Dupeyroux, Emmanuel Saudrais et Anthony Spitaels.
Agriculteurs, acteurs de l’agroalimentaire, experts de la transition et du financement ont croisé leurs regards autour des conséquences du changement climatique sur les modèles agricoles bretons, mais aussi autour des leviers permettant d’anticiper ces évolutions.
Un enjeu que Maxime Godart résume ainsi :
“Chaque jour, nos équipes sont au contact des agriculteurs et constatent l’accélération des défis climatiques, économiques et réglementaires. Notre rôle est de les accompagner face à ces enjeux, en développant des solutions innovantes, concrètes et adaptées aux réalités du terrain.”
Cette proximité avec les agriculteurs constitue un point d’appui essentiel pour accompagner les transformations à venir et faire émerger des solutions adaptées aux réalités du terrain.
Deux jours pour croiser les regards et renforcer les coopérations
À travers ces trois interventions, une même conviction se dessine : les réponses aux grands défis économiques, industriels et agricoles ne peuvent être pensées isolément.
Elles reposent sur le dialogue entre entreprises, institutions, industriels, agriculteurs, chercheurs et acteurs des territoires. Elles nécessitent également de continuer à investir dans l’innovation, les compétences et les outils de production.
Ces deux journées à Saint-Malo auront ainsi permis de confronter les points de vue, de partager les expériences et de nourrir les réflexions sur les conditions d’un développement durable et résilient des territoires bretons.
Continuer à faire de l’industrie un moteur pour les territoires
Pour nous, l’industrie est à la fois un outil de production, un levier d’innovation et un facteur d’ancrage territorial.
Participer au Forum Économique Breton, c’est aussi prendre part à une réflexion collective sur la manière dont nous voulons produire, innover et construire l’avenir de nos territoires.
Merci au FEB, aux intervenants : Christina Balanos, Laurence Fortin,Jean-Pierre Rivery, Renaud Poye, Cyril Caram, Frédéric David, Pierre Dupeyroux, Emmanuel Saudrais, Anthony Spitaels, Anne-Sophie Alsif, Thierry Troesch, Géraldine Lance-Perrin et à l’ensemble des participants pour la richesse de ces échanges.